61e Festival de Cannes
Notre chronique vidéo QUOTIDIENNE !
Le Festival 2008...
Envoyez-nous vos photosLa Palme d'or française n'est pas la seule (bonne) surprise du Palmarès 2008, qui a pris les festivaliers à contre-pied, mais pas forcément à rebrousse-poil. Une « performance magique » comme dirait Sean Penn !
Le prix du Scénario accordé aux frères Dardenne est parfaitement justifié pour une histoire effectivement très écrite de trafic de mariages blancs. Le prix d'interprétation féminine échappe certes à la grande favorite Martina Gusman (Leonera), mais il va à l'excellente actrice brésilienne Sandra Corveloni, très juste dans son rôle de mère débordée du film de Walter Salles.
Le prix masculin accordé à Benicio del Toro était presque une évidence, tant il fait corps avec le personnage du Che dans le film de Soderbergh.
Les deux films italiens, Il Divo sur Giulio Andreotti (prix du jury) et Gomorra (Grand Prix) sont eux aussi à leur place, même si Gomorra méritait, pour beaucoup, la Palme d'or. Le palmarès salue ainsi le renouveau du cinéma italien.
Les Trois Singes du réalisateur Turc Nuri Bilge Ceylan, qui avait les faveurs de la critique étrangère, reçoit un prix de la mise en scène également mérité.
On regrettera seulement l'absence de My Magic, le petit film Singapourien coup de coeur du Festival, du puissant Leonera de Pablo Trapero, de l'excellent Two Lovers de James Gray et de Valse avec Bachir, le documentaire d'animation original d'Ari Folman. Tous laisseront d'excellents souvenirs.
Mais comme l'a expliqué Sean Penn, il n'y avait que huit prix à distribuer et la sélection était finalement plus riche qu'on ne l'aurait cru.