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Festival international du film

Édition du lundi 26 mai 2008

Benicio del Toro, le sacre du révolutionnaire

Le prix d'interprétation masculine : une consécration presque logique pour Benicio del Toro. À 41 ans, l'acteur américain charismatique, surnommé le « Brad Pitt latino », a déjà, derrière lui, une enviable filmographie. Une trentaine de rôles qu'il doit souvent à de grands metteurs en scène : Robert Rodriguez (Sin city en 2004), Alejandro Gonzalez Iñarritu (21 grammes, 2002), Terry Gilliam (Las Vegas parano, 1998), Julian Schnabel (Basquiat, 1996), Abel Ferrara (Nos funérailles, 1996) et Bryan Singer (Usual suspects, 1994).

Deux réalisateurs sont pour beaucoup dans cette distinction. Alors que Del Toro et sa gueule de petite frappe appréciée des séries télé à ses débuts, venait de se faire remarquer en s'affrontant à James Bond dans Permis de tuer, un certain Sean Penn lui offrit en 1990 un rôle dans un de ses premiers longs-métrages, The monter les Marches en 1991 avec The Pledge. Hier soir, Sean Penn présidait le jury qui a attribué - « à l'unanimité », s'est-il réjoui - le prix pour son interprétation du mythe de la révolution cubaine, Guevara, dans Che de Steven Soderbergh. Son autre metteur en scène porte- bonheur.

L'auteur de Sexe, mensonges et vidéo (Palme d'or de 1989) est celui qui a permis à Benicio del Toro d'accéder en 2000 au rang de star planétaire en décrochant entre-autres prestigieuses récompenses, l'Oscar du meilleur second rôle pour son interprétation d'un flic mexicain dans Traffic. Un tremplin pour Che, qui apparaît aujourd'hui comme le plus grand rôle (et le plus long aussi : 4 h 28) de sa carrière. L'un de ceux qui lui tint le plus à coeur, puisque ce gamin né à Porto Rico de parents avocats, y jouait dans sa langue maternelle, l'espagnol.

F. M.
Nice-Matin

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