Les Cannois concentrés sur un match déterminantface à Pau, vendredi. : Serge Haouzi Depuis lundi, jour de la reprise de l'entraînement, les Cannois ne pensent plus qu'à ça. Ils se préparent à jouer leur saison sur ce dernier match de championnat, vendredi, face à un adversaire palois qui a, lui aussi, bien envie de sauver sa tête. Quatre-vingt-dix minutes qui vont déterminer qui, de Cannes ou de Pau, tombera en CFA. A moins que Louhans-Cuiseaux ne mette tout le monde d'accord à distance.
Pour cela, plusieurs cas de figure se présentent au trio en difficulté.
Différents scénarios
Dans ces différents scénarios, les Cannois affichent quand même de meilleures chances de survie puisque les Louhanais vont passer devant la commission de discipline pour un jet de projectile et pourraient être pénalisés par le retrait de points, comme cela avait le cas pour Cannes après les incidents devant Nîmes (moins cinq points dont deux avec sursis).
Pour les Béarnais, la cause semble encore plus délicate puisqu'ils doivent non seulement s'imposer par deux buts d'écart à Cannes vendredi soir mais aussi espérer que Louhans fasse un résultat contre Beauvais. Cela fait beaucoup de « peut-être » mais les Cannois ne veulent rien laisser au hasard aussi ils ont tout mis en place pour verrouiller l'affaire.
Cohésion retrouvée
Steven Paulle connaît ce genre de situation pour l'avoir vécue à Boulogne il y a tout juste un an. Aussi, fort de cette première expérience, le défenseur central ascéiste annonce d'emblée la couleur. « Il ne faut surtout pas qu'on se dise qu'un nul suffirait au maintien. Si on les attend, on va déjouer alors il faut jouer le coup à fond. La victoire à Sannois nous a redonné pleine confiance. On a un bon état d'esprit et on a retrouvé une cohésion. Vendredi, on se prépare à vivre quelque chose d'énorme, et on va prouver qu'on est capable de passer ce cap difficile ».
Côté coulisses, Nicolas Farina a bien tenté un essai hier matin, mais sa cheville droite a montré quelques signes de faiblesse et ses chances de figurer sur la dernière feuille de match semblent quasiment nulles. Quant à Jérémy Blayac, il est enfin débarrassé de ses broches dans le bras. Protégé par un simple plâtre en résine, qu'il va encore garder quelques semaines, l'attaquant cannois assiste à tous les entraînements pour apporter son soutien à ses équipiers.