Accueil du dossier

 61e Festival de Cannes

NOUVEAU : le festival en vidéo!

 Notre chronique vidéo QUOTIDIENNE !

Actualité dossier

Festival international du film

Édition du mardi 20 mai 2008

Jude Law messager de la paix

Quel grand écart ! Avec son image de beau gosse qui lui colle à la peau, on a du mal à l'imaginer traîner ses bottines en cuir en Afghanistan. Envolées pourtant les paillettes de la soirée du film My Blueberry Nights, de Wong Kar-wai présenté l'an dernier. Cette année le Britannique s'est de nouveau jeté dans la valse médiatique cannoise... pour la bonne cause uniquement. Emprunt d'un sérieux qu'on ne lui connaissait pas forcément, mais que le sujet mérite effectivement.

Voilà donc le beau Jude en militant de la paix, au milieu des photographes et journalistes. Le talentueux Mister Law est venu porter un message. Un film aussi, The Day After Peace, documentaire de Jeremy Gilley. Un jeune réalisateur qui s'échine depuis dix ans à la création officielle d'une Journée mondiale de la paix, le 21 septembre, date qui lui est chère. Animé d'une foi inébranlable en l'humanité, il a convaincu Jude Law : « J'ai été touché par la simplicité de sa demande. Je suis acteur, alors participer à un film qui défend la création d'une Journée mondiale de la paix était évident. Je me suis senti complètement en phase avec lui ». Avec l'Irrésistible Alfie au générique, la conférence de presse de la plage du Majestic-Barrière a viré à l'événement du jour. Cohue. Cris et bousculades. Une fois n'est pas coutume, Jude Law en était presque heureux.

Assis bien droit sur sa chaise, on a découvert un homme ému et déterminé. Prêt à donner plus que son image. Avec un engagement de terrain façon « joliesque » - on aperçoit d'ailleurs Angelina Jolie dans le film - le Britannique a emboîté le pas de son réalisateur. Des Nations-Unies, aux missions avec l'Unicef, jusqu'à vivre une semaine au coeur de l'Afghanistan. « Il a même porté le matériel et mes valises », s'amuse Jeremy Gilley.

Une expérience très « physique, convient l'acteur. J'ai vu d'horribles images de violences. » Marqué aussi par des rencontres inoubliables, « avec ce peuple qui garde l'espoir malgré tout le reste. Et être capable aujourd'hui à Cannes de vous en parler, me semblait le but le plus important ».

L'acteur, qui a même fait l'effort d'apprendre quelques notions d'afghan, devrait prochainement retourner à Kaboul. Motivé, il promet n'avoir pas dit son dernier mot. « Je suis très heureux et fier d'avoir participé à ce projet. J'ai pu observer et écouter. Et à chaque fois que je pourrai en parler à la télévision, dans des émissions, des conférences... je le ferai. »

Sûr, on l'écoutera...

Delphine Parra
Nice-Matin

Les autres titres

maville.com Tous les flux RSS d'actualités