En moins de soixante-quinze minutes, la pause à la fin du deuxième set compris, le RC Cannes a expédié les affaires courantes et l'UFFPA à ses chères études hier soir pour la demi-finale aller du championnat de France. Pas de miracle. Albi est à sa place actuellement au quatrième rang, et Cannes est toujours intouchable.
Le challenge, à chaque fois, est de prendre un set. Et ce ne sera pas encore pour cette fois, même si les Albigeoises y ont cru un moment au second set, lorsqu'elles menèrent 22-20 sur deux block out consécutifs et un contre d'Anne Andrieux.
Le COSEC, bien rempli en la circonstance, comme toujours pour la venue de Cannes, faisait un vacarme d'enfer. Mais ce ne sera qu'un feu de paille et le compteur restera bloqué à 22. Un coup de semonce de Yan Fang pas content du tout de se faire malmener, qui va d'ailleurs smasher un ballon de rage, et voilà la machine cannoise remise sur rails : Yaneva smashe sur la ligne : 22-21. Attaque piquée au centre : 22 partout. Puis Petho voit son lob sortir de peu : 22-23 puis se fait contrer, 22-24. La première balle de set est sauvée sur un service faute de Filipova mais les visiteuses ne ratent pas la deuxième sur un smash de la Bulgare, omniprésente hier soir.
L'illusion n'aura duré que le temps du deuxième set où les Albigeoises ont quand même bien élevé leur niveau de jeu en sortant des défenses héroïques, égalisant plusieurs fois à 7 partout puis 18 et 19 partout, menant même au score trois fois : 8-7 ; 21-20 et 22-20.
Mais c'était trop peu pour inquiéter les visiteuses très homogènes hier soir, d'autant qu'elles avaient démarré sur les chapeaux de roue (le premier set ayant tourné à la démonstration 25-14).
Le troisième ne fut guère plus glorieux, Albi fut mené d'entrée de quatre points et ne put jamais défaire ses breaks malgré les exploits de Bunak ou d'Harvey, impériale au contre : Cannes mena rapidement 8-6 puis 12-8, 15-10, 15-11 et 24-11 : le COSEC était déjà éteint depuis longtemps.
Harvey sauvera la première balle de match mais l'intenable Filipova enfoncera définitivement le clou, sur un dernier clash : la puissance et la classe avaient encore fait la différence.