Malgré la touche technique apportée par le jeu du Brésilien Nenê, l'AS Monaco a subi une nouvelle et cruelle désillusion hier soir au stade Louis-II... : Franz Chavaroche Si la stabilité est une caractéristique de l'AS Monaco, c'est bien dans sa faculté à débuter chaque match avec un onze différent. En revanche, pour la gagne, on repassera.
Hier soir, le chef avait encore réservé une surprise en titularisant Martin comme milieu relayeur et Sambou dans l'axe de la défense aux côtés de Monsoreau. Une initiative qui permit dans un premier temps aux Monégasques de se relancer dans la partie après une entame inquiétante. Néanmoins, ils ne sont pas parvenus à prendre les trois points d'une victoire qui leur tendait pourtant les bras. Pire, ils ont été victimes du hold-up parfait en s'inclinant dans les derniers instants du match (90e) sur une frappe à ras-de-terre de ce diable de Pagis.
Les Monégasques étaient prévenus, l'homme a l'art de renverser les situations les plus improbables. Improbable parce qu'après une bonne première demi-heure récompensée par un but d'Hansson sur corner (19'), le Stade Rennais s'est arrêté de jouer.
Pour une fois, on ne peut pas dire que Monaco n'a pas réagi. Une réaction initiée par Sambou, qui catapultait d'une tête rageuse le ballon dans les buts de Luzi (36e) pour signer son deuxième but consécutif après celui inscrit à Caen. « Je n'ai rien à reprocher à mes joueurs si ce n'est une mauvaise entame, commentait Ricardo à l'issue de la rencontre. Après, on a réagi et on était enfin dans le vrai. ça faisait un bout de temps qu'on n'avait pas joué comme ça ».
Pastor : « Arbitrage inacceptable ! »
Car en 2e période, Monaco a poussé, même si ses rampes de lancement se sont souvent contentées de "balancer" devant. Sous l'impulsion de Martin, d'abord discret avant de prendre une importance croissante au fil du match, les Monégasques se sont créé beaucoup d'occasions, notamment sur coups de pied arrêtés. Deux penaltys auraient même pu être sifflés. « Je n'ai pas vu les images mais si c'est ça, alors on a 8 points en moins », ponctuait Ricardo.
Mais voilà, Monaco ne s'y retrouve décidément pas cette année sur les fautes du corps arbitral. Un arbitrage que le président Pastor a d'ailleurs trouvé « le plus bas possible », avant d'ajouter : « C'est flagrant et inacceptable ! ».
Il n'empêche, injustices ou pas, Monaco n'a plus remporté le moindre match depuis le 23 janvier. Dix matchs sans victoire, ça commence à faire beaucoup.
L'ASM, 15e, n'avance plus et voit pointer le premier relégable à trois points. Une victoire aurait presque été synonyme de maintien. Au lieu de ça, les Monégasques regarderont les matchs en retard du PSG et Lens avec inquiétude...
Ju. C.