61e Festival de Cannes
Notre chronique vidéo QUOTIDIENNE !
Le Festival 2008...
Envoyez-nous vos photosDepuis 1999 et la Palme choc de Rosetta, suivie en 2005 de celle de L'Enfant, en passant par Le Fils (prix d'interprétation masculine 2002), le « Dardenne de l'année » est devenu une figure incontournable de la compétition cannoise.
Sixième long-métrage des réalisateurs belges, Le silence de Lorna, pourrait leur permettre de réaliser une historique, et jusqu'ici inédite, passe de trois. Sauf que les deux frères nous ont habitués à beaucoup plus incisif que ce petit film un peu mou du genou.
Lorna (Arta Dobroshi) est une jeune Albanaise embringuée dans un trafic de mariages blancs en Belgique. Quand le film commence, elle vient d'obtenir sa nationalité belge grâce à un premier mariage arrangé avec un toxicomane au bout du rouleau (Jérémie Renier). Le plan de son souteneur (Frabrizio Rongione) est de se débarrasser rapidement du mari drogué, pour la remarier à un Russe qui paierait cher pour obtenir, à son tour, la nationalité belge.
Le problème, c'est que Lorna a le coeur trop tendre. Elle a pris, malgré elle, le garçon en affection et ne voudrait pas qu'on le tue.
Elle va donc essayer de l'aider à décrocher et d'arranger un divorce rapide, pour pouvoir épouser le Russe. Hélas, les choses ne vont pas tourner comme elle le souhaite...
Respirations
La première partie est assez réussie. On retrouve les qualités de réalisation propres aux Dardenne (réalisme frontal, épure, direction d'acteurs) et on apprécie qu'ils calment un peu le jeu sur la caméra à l'épaule et les images tremblées. Plus de plans larges et de respirations ne font de mal à personne. Mais dans la deuxième moitié, ce qui était un avantage devient un défaut, à mesure que le scénario commence à flancher, voire à partir carrément en quenouille (Lorna devient un peu gaga).
Comme Arta Dobroshi (bien, mais sans plus) ne sera pas la nouvelle Emilie Dequenne, on voit mal ce qui pourrait subsister de ce film au palmarès. Mais avec les Dardenne, on ne sait jamais...
Sortie en salles le 10 septembre.