Le véhicule à air comprimé est présenté comme pouvant rouler à 45 km/h, pour une autonomie importante de 220 km. : Photo Patrice Lapoirie Après avoir passé en 2007 un accord pour équiper d'un moteur propre de futurs véhicules du groupe indien Tata, la société carrossoise MDI (Motor Development International) s'apprête à franchir le pas de la production en France. Une nouvelle étape capitale pour l'entreprise azuréenne de 46 employés qui vient saluer l'incroyable pugnacité d'un homme, Guy Nègre, son président-directeur général et fondateur.
Les 50 premiers véhicules au printemps 2009
Hier, en zone industrielle de Carros, l'inventeur du moteur à air comprimé a dévoilé l'« Airpod », « un véhicule totalement propre de type urbain, de trois à quatre places et pouvant être piloté sans permis à l'aide d'un simple minimanche ». Mû par l'invention technique estampillée MDI, l'air comprimé, l'« Airpod » est présenté comme pouvant rouler à 45 km/h, pour une autonomie importante de 220 km. Le tout avec un coût énergétique très faible, « de l'ordre de 50 centimes d'euro les 100 km », et un temps de recharge de l'ordre d'une minute et demie.
La présérie du nouveau véhicule, non soumis à homologation, devrait sortir des chaînes carrossoise au printemps 2009. Une cinquantaine de prototypes « Airpod » seront alors testés en site urbain, dans les conditions réelles d'utilisation. Ensuite, si tout est concluant, place à la phase industrielle. Des accords auraient été signés avec la Martinique et Toulouse pour la création d'unités de production clefs en main, avec pour objectifs 9 000 véhicules par an et par unité. D'autres villes comme Marseille ou Lyon s'intéressent au projet. Mais aussi la Ville de Paris, intéressée par une voiture propre en libre-service. C'est d'ailleurs en voulant postuler à ce vaste marché que l'idée de l'« Airpod » est venue à MDI.
Une fois l'« Airpod » sur les rails, deux autres véhicules pourraient être commercialisés, la « One flowair » et la « City flowair », avec une sortie prévue fin 2009 pour la « One ». Sous le regard visiblement attentif et bienveillant de la ville de Nice, de la CANCA et du Département (lire par ailleurs). L'aventure MDI semble prendre un nouveau relief. Après douze années d'efforts constants, sous des regards parfois très sceptiques.