: Les statistiques démographiques publiées par l'Insee pour la période 1999-2007 (Nice-Matin du 19 mars) demeurent préoccupantes voire, nuance qui n'est pas seulement de la sémantique, inquiétantes en certaines communes des Alpes-Maritimes.
Dans ce palmarès, certes flatteur sur le plan de « l'attractivité » (antienne qui sonne toujours bien dans les discours politiques), mais qui ne fait pas l'affaire de toutes les catégories d'habitants, la périphérie cannoise est en première position. Ou en dernière ?
Ces progressions, supérieures à 11 % dans quatre villes, sont particulièrement spectaculaires si on les rapporte à ceux d'autres communes.
Dans les villes plus peuplées que Mougins, Mouans-Sartoux, Mandelieu et Valbonne, l'augmentation est moindre : 1,2 % à Nice, 1,5 % au Cannet, 3,4 % à Antibes, 4,5 % à Cannes, 9,9 % à Cagnes-sur-Mer, 10,7 % à Grasse.
Dans les villes au niveau de peuplement similaire à ceux de Mougins, Mouans-Sartoux, Mandelieu et Valbonne, l'augmentation est elle aussi bien moindre : 2,5 % à La Trinité, 4,7 % à Beausoleil, 5,2 % à Carros, 8,7 % à La Roquette, 6,7 % à Vence. A noter que ces communes sont distantes les unes des autres, alors que les quatre à plus de 11 % sont toutes situées dans le bassin cannois.
De tous les secteurs du département, celui-ci est donc le plus fortement sujet à pression démographique. Avec la dégradation de la qualité de vie qui s'ensuit fréquemment.