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Nice-Matin
Actualité Cannes
mardi 01 juillet 2008

Cannes : Les lampadaires éclairent les finances la ville

 Le modèle Croisette, comparé à un perchoir à goélands par Annick Lacour (groupe Philippe Tabarot), « plaît beaucoup » selon la société Comatelec.  :  Photo Serge Haouzi Le modèle Croisette, comparé à un perchoir à goélands par Annick Lacour (groupe Philippe Tabarot), « plaît beaucoup » selon la société Comatelec. : Photo Serge Haouzi

Ils s'appellent Croisette et Eudora. Deux modèles de lampadaires dessinés spécialement pour la ville et destinés à l'éclairage spécifique de la Croisette et des entrées de ville. Deux modèles uniques qui pourraient, par contrat, rapporter des royalties à la ville.

La ville conserve la propriété des droits d'utilisation des candélabres. Mais autorise sous conditions les sociétés Ludec (Eudora) et Comatelec (Croisette) à utiliser librement ces références dans leur catalogue. Moyennant royalties sur les ventes futures (4 % du montant net hors taxes pour Eudora et 3 % pour le modèle Croisette dessiné par Jean-Michel Wilmotte).

La gauche : « La ville va payer deux fois »

Mais ces royalties excluent une éventuelle nouvelle commande de la ville, qui viendrait compléter les soixante-deux Eudora déjà acquis (500 000 euros) et les cent seize Croisette installés pour 1,086 million d'euros.

Un comble pour le groupe de la gauche, qui, par la voix de Pierre Site, s'étonne de ces modalités : « Cannes a payé les frais de recherche, de design et de mise au point du processus de fabrication. Mais les ventes futures de lampadaires à la ville sont exonérées de la redevance. ça, c'est un comble ! La ville va payer une deuxième fois son investissement de départ sur ses futures acquisitions. Sans compter que vous n'avez pas été élu pour fabriquer des lampadaires. »

Le premier adjoint David Lisnard, réfute ces arguments : « l'éclairage public de qualité participe au prestige, à la sécurité et à la qualité de vie des Cannois. Nous sommes la première ville à obtenir un tel contrat (1) qui est un bon contrat. Et précision supplémentaire, nous allons percevoir 45 000 euros d'avance sur royalties pour le contrat du modèle Croisette. »

Le Croisette n'ira pas à Venise

Autre disposition contractuelle, l'interdiction pour Ludec de commercialiser le modèle Eudora dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône et plus surprenant dans la ville de Venise. En fait, c'est la société Ludec qui a proposé à Cannes d'exclure les autres villes de cinéma. Deauville (Calvados) était aussi concernée. Mais Cannes n'a écarté que la cité vénitienne.

1. En fait, la société Ludec recourt régulièrement à ce type de contrat. Par ailleurs, Lyon dispose aussi d'un contrat semblable avec une autre société.

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