Cinq week-ends de deux nuits pendant l'hiver dans des hôtels quatre étoiles ou palaces cannois, facturés de 750 à 1 690 e au total, c'est l'offre du "Club Cannes" afin d'attirer et fidéliser une nouvelle clientèle. : Photo Serge Haouzi La destination Cannes se vend bien. Particulièrement d'avril à octobre. Mais c'est en basse saison que le bât blesse. En dehors des congrès, les week-ends d'hiver sont désertés par les touristes. Du coup, les hôtels cannois végètent, aux trois quarts vides.
Partant de ce constat, le Palais des festivals, la direction du tourisme et les hôteliers (plutôt haut de gamme) ont conjointement planché sur un remède à cette « grippe » touristique hivernale. Et le traitement a été officiellement présenté hier : « Le Club Cannes ».
Le concept s'adresse à la clientèle des grandes villes situées à moins de 3 heures de vol de Cannes, le nord-ouest de l'Italie, le sud-est de la France, les liaisons aériennes low cost comme Bruxelles, Genève... Il s'agit d'un package de cinq week-ends - au choix parmi vingt dates entre le 1er novembre et le 31 mars - de deux nuits en hôtel quatre étoiles ou palace cannois, facturé entre 750 e et 1 690 e. « Sur un total de dix nuitées, commente Michel Chevillon, président des hôteliers du bassin cannois, la nuit revient donc à 75 e pour un séjour en couple en quatre étoiles. C'est 50 % moins cher que les tarifs normaux. »
Mieux, le client, muni de sa carte de membre, a accès à de nombreuses activités privilégiées à des prix avantageux : dégustations de grands vins, cours de cuisine, spectacles, nautisme avec la possibilité de passer le permis bateau en trois week-ends, plongée (initiation ou obtention du niveau 1 de Padi en 5 séances), baptême et/ou pilotage d'hélicoptère, golf, soins bien-être...
Doubler le remplissage sur les week-ends d'hiver
« Le Club Cannes doit répondre à un double objectif de qualité et de quantité sur les week-ends d'hiver, estime le 1er adjoint et président du Palais des festivals David Lisnard (1). Nous espérons doubler le taux d'occupation des hôtels sur ces dates-là. »
À terme, soit d'ici cinq ans, les intéressés espèrent augmenter le taux moyen d'occupation annuel de 63 % actuellement, à 73 %. À suivre. Mais, pour l'heure, les protagonistes croient à ce produit : « Le Club Cannes ». Michel Chevillon a même confié avoir investi 15 000 e de son propre établissement, le Croisette-Beach, pour en faire la promotion. La campagne de publicité s'étend actuellement jusqu'aux aéroports d'Orly et Roissy. Sans compter le soutien des agences de voyages et autres démarchages pour vendre Cannes. Convaincu que l'essayer, c'est l'adopter.
1. On notait aussi la présence lors de cette présentation de Catherine Vouillon et Nadia Moussalem, conseillers municipaux ; de Martine Gulliani, directrice générale du Palais des festivals et de Jean-Jacques Lottermoser, directeur commercial.
Savoir +
Rens : www.cannes-leclub.fr