Les projets d'extension et de modernisation du Palais continuent de faire réagir.Les partisans des projets municipaux pour le Palais des festivals se mobilisent. Sans grande subtilité.
Dans la foulée de la parution d'opinions contradictoires de lecteurs le 25 octobre dans Nice-Matin, quatre personnalités proches de la municipalité ont adressé à la rédaction leurs avis. Deux conseillers municipaux : Catherine Vouillon et Gilbert Antonin. Et deux ex-colistiers du maire à la dernière élection municipale : Gérard Euzenot et Olivier Tazé.
La gare routière injustement oubliée
Sans surprise et sans réserve, les quatre adhèrent aux projets d'extension et de rénovation du Palais, adoptés le 22 septembre par le conseil municipal. Ils « sont absolument indispensables et doivent être considérés comme une priorité absolue pour assurer le maintien et le développement du tourisme d'affaires qui n'est autre que l'industrie principale du bassin cannois », écrit Catherine Vouillon.
Plus curieux, ils recourent aux mêmes arguments, parfois avec les mêmes mots. Exemple, ils regrettent qu'ait échappé au débat, selon eux, l'aménagement d'une gare routière au deuxième niveau du sous-sol qui sera creusé sous le square Reynaldo-Hahn. Cette dite aire à poids lourds a pourtant déjà été mentionnée à deux reprises dans nos colonnes, le 21 septembre et le 25 octobre...
Dans la même veine, aucun des solistes du quatuor n'oublie de souligner que le jardin sera restauré et que l'existant « n'est pas multiséculaire », professe Gilbert Antonin. Un mot peu courant... que l'on retrouve pourtant dans une note confidentielle de David Lisnard. Le mois dernier, le premier adjoint au maire a adressé à quelques fidèles un argumentaire pour les aider à défendre et à promouvoir ces projets controversés. Un pense-bête dans lequel le président du Palais insistait notamment sur le sort de la gare routière et du fameux jardin ! L'éminence grise n'espérait sans doute pas être aussi convaincant.