Martial Desruelles, président de GFC, au centre, entouré de Bruno et de Robert Miraglia, de Daniel Alberti, directeur de la nouvelle filiale, de Denis Urçullu, directeur général et de Philippe François, directeur général de GFC. : Le théâtre de Nice. Une salle pleine à craquer. Puis les trois coups. Le carton d'invitation adressé par Bruno et Robert Miraglia à leurs invités annonçait pour le 17 novembre la célébration d'un anniversaire, les 55 ans du groupe niçois de BTP, « l'âge d'un nouveau départ ».
Assurer la pérennité de l'entreprise
« Faute de solution en interne, nous avons cherché un repreneur, avec un objectif : assurer la pérennité de l'entreprise et le maintien des 110 emplois », expliquait Bruno Miraglia, revenu aux commandes en 2001 (voir encadré ci-contre), à l'appel des salariés pour redresser la situation après la mise en redressement judiciaire du groupe.
« Il n'était pas question pour moi de vendre tant que toutes les dettes n'avaient pas été payées. C'est chose faite aujourd'hui. Début novembre, avec l'accord du tribunal de commerce, nous avons remboursé par anticipation, ce que nous devions encore. » Une démarche rarissime, rendue possible par une gestion saine et rigoureuse depuis 2001 et un carnet de commandes bien garni (le chiffre d'affaires de l'entreprise devrait dépasser les 20 millions d'euros en 2008).
La marque Miraglia est conservée
Si Bruno et Robert Miraglia quittent la scène, Florence Miraglia, directeur financier du groupe Miraglia, et Daniel Alberti, président de Miraglia Sas jusqu'ici, restent dans l'équipe dirigeante avec, pour directeur général, Denis Urçullu qui ,au sein de GFC Construction, dirige déjà la filiale monégasque, Richelmi. Surtout, la marque Miraglia, appréciée dans le secteur du BTP azuréen, est préservée. « Notre intérêt est de capitaliser sur une entreprise qui a un potentiel et une bonne image de marque », insiste Martial Desruelles.
« GFC Construction(1) est présent dans la région Paca, à Marseille, et en principauté de Monaco mais pas sur la Côte d'Azur. Depuis 2005, nous cherchions à faire une opération de croissance externe pour avoir une présence dans les Alpes-Maritimes », explique le président de GFC. Le groupe absorbe une entreprise familiale qui dispose d'un an de carnet de commandes et intervient actuellement sur deux gros chantiers azuréens : la construction de l'hôpital Pasteur 2 et celle d'un nouveau parking sur l'aéroport.
Il va également disposer de ressources pour mener à bien ses propres chantiers sur la Côte d'Azur. « Nous réalisons, via Cirmad Grand Sud, une autre filiale du groupe Bouygues, une vaste opération d'aménagement urbain à Cap-d'Ail (100 Me pour un chantier qui devrait s'achever en 2011). Nous travaillons également sur la restauration du Grand Hôtel du Cap-Ferrat », précise Martial Desruelles. Outre le potentiel sur le secteur hôtelier, GFC compte se positionner sur des opérations de partenariat public-privé sur la Côte d'Azur, dont le futur grand stade de Nice. « A terme, si la crise économique ne vient pas modifier la donne, nous tablons, estime Martial Desruelles, sur un volume d'affaires d'une centaine de millions d'euros à l'horizon 2011 pour la Côte d'Azur. »
chnavas@nicematin.fr
(1) Le groupe, basé à Lyon, couvre le Grand Sud-Est où il a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 365 M euros HT avec 1 300 salariés.