Françoise Brousteau : Madame la maire de Peymeinade entame une nouvelle vie.Et elle est où la parité ? Elle est en marche. A petits pas, à très petits pas... Alors que les maires s'installent progressivement dans leur fauteuil, on constate que seuls 17 - sur les 163 que comptent les Alpes-Maritimes - seront occupés pour les six années à venir par des femmes, soit à peine plus de 10 % des maires.
Et sans vouloir froisser les heureuses élues, on peut souligner que deux d'entre elles seulement sont à la tête de communes d'une certaine importance démographique : Michèle Tabarot, au Cannet-Rocheville, et Françoise Brousteau, à Peymeinade.
Les petites communes montrent l'exemple
Les autres, et le courage n'en est pas moins grand, au contraire, au regard du travail à abattre, sont à la direction de villages de taille plus modeste : Michèle Olivier (Andon), Bernadette Drogoul (Auvare), Huguette Layet (Castellar), Juliette Giovannini (Caussols), Laurence Claisse (Cipières), Monique Giraud-Lazzari (Coaraze), Isabelle Bres (Colomars), Françoise Gioanni (Courmes), Gisèle Kruppert (Falicon), Marie Martin (La Croix-sur-Roudoule), Danièle Raybaud (La Penne), Denise Leiboff (Lieuche), Thérèse Fabron (Saint- Etienne- de- Tinée), Josiane Borgogno (Saint-Sauveur-sur-Tinée), Martine Chabaud-Asso (Tourette-du-Château).
Et pour 11 d'entre elles, ce mandat marquera le baptême du feu.
En 2001, elles n'étaient que 9 à accéder au poste de première magistrate, rejointes par 2 collègues en cours de route.
Première adjointe : une progression significative
Si la parité vacille, au niveau des maires, elle est rigoureusement respectée, de par la loi, au sein du collège des adjoints, ce qui n'était pas le cas en 2001.
Peu de maires, toutefois, ont joué le jeu jusqu'au bout en confiant le poste stratégique de premier adjoint... à une première adjointe.
Mais on observe toutefois l'amorce d'un mouvement qui va aller s'amplifiant...
Sans préjuger des élections à intervenir, on dénombre une trentaine de femmes choisies pour occuper ces fonctions.
Si Nice, Cannes et Antibes n'ont pas encore franchi le pas, les villes moyennes montrent l'exemple : Menton (Colette Giudicelli), Grasse (Dominique Bourret), Cagnes-sur-Mer (Josy Bandecchi), Mandelieu-La Napoule (Monique Robory-Devaye), Valbonne (Ghislaine Toulemonde), Villeneuve-Loubet (Thérèse Dartois), La Colle-sur-Loup (Martine Marenco), Carros (Christine Charles), Gattières (Pascale Guit-Cagiano), L'Escarène (Marie-Thérèse Barrios-Breton), (Mouans-Sartoux (Marie-Louise Gourdon), Roquefort-les-Pins (Christine Blanc-Pattin), Le Rouret (Alice Poméro), Tourrettes-sur-Loup (Huguette Bensa), Bar-sur-Loup (Myriam Kail), Saint-Jeannet (Maryse Cormis), Opio (Christine Michel), Biot (Sylvie Santagata), Escragnolles (Sylvie Raffin)...
Opposantes de choc
A ce petit jeu des quotas - bien détestable il est vrai, mais obligé pour faire progresser la cause des femmes, à condition de trouver un statut de l'élu(e) pour faciliter les tâches - on retiendra que le Parti socialiste cultive des opposantes de choc : Pascale Gérard à Menton, Apolline Crapiz, à Cannes, Catherine Alinat, à Vence, Noria Chaïb, à Vallauris, où, à gauche, se distingue également Françoise De Bandt... A Cagnes-sur-mer, le FN « chouchoute » Monique Lartigue, alors qu'à Nice, quatre femmes de gauche sont en piste, Sophie Duez, Frédérique Grégoire-Concas, Emmanuelle Gaziello et Michèle Matringe, sans oublier les opposantes de droite, Micheline Baus ou encore Hélène Saliceti.
Quant à la diversité culturelle, c'est, encore, une autre histoire...
(avec le concours
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